Le XVIIe siècle

Auparavant placée sous la protection de Saint-Joseph, la chapelle prend au XVIIe siècle le vocable de Saint-Eutrope. Eutrope premier évêque originaire de Saintes, aurait ressuscité une jeune fille.
Son culte à Quimperlé étonne un peu. En fait s’il est très développé dans le sud-ouest et aussi dans la région de Marseille, lieu d’un autre Eutrope au Ve siècle, son culte en Bretagne s’explique par un seigneur de Rosampoul en Plougonven, près de Morlaix, nommé gouverneur de Saintonge en 1442 et marié à la fille du seigneur des Landes en Saintonge ; c’est pour cette dernière qu’une chapelle de pèlerinage fut construite à Plougonven ; le succès de ce culte contribua à la création d’une trève à son nom en 1651.
On ignore comment et pourquoi ce nom fut alors adopté pour une fontaine de Locronan et pour l’hôpital de Quimperlé (avec peut-être un lien entre les deux lieux, Locronan étant un prieuré de Sainte-Croix ?).
Au XVIIe siècle encore, le plan de l’édifice change : l’espace vide entre la tour de l’escalier et l’oratoire (B) est comblé. Le nouveau local, future sacristie, présente l’avantage de consolider le mur latéral sud, rendant inutile le contrefort, qui est toutefois conservé.

<  Statue de Saint-Eutrope : l’artiste a voulu l’animer en représentant le mouvement du vent, dans l’étole et la cape, influencé probablement par la mode du baroque, ce qui la daterait du XVIIIe siècle ; la niche est du XIXe siècle.